lundi 21 janvier 2019

Quand les musulmans sont chassés du paradis !



Hier, j’ai fait un rêve. Un fou-rêve ! J’ai vu ce que personne n’a vu ! L’invisible. C’était comme dans la fin du monde. L’heure dernière ! La résurrection. L’apocalypse. Les cimetières s’ouvrent. Les enterrés se retournent dans leurs  tombes. Quittent la terre. Tout le monde marche dans une seule direction. J’ai vu quelqu’un qui ressemble à moi. Ce n’était pas moi, parce que moi je n’étais pas mort ! Puis j’ai vu une boule de lumière. Une voix, juste derrière moi, m’a chuchoté : c’est le Prophète des musulmans. J’ai pensé à un certain journal appelé «Charlie Hebdo». La boule de lumière, m’a dit la voix, est en train d’attendre sa oumma (la nation de ses fidèles). Elle était accompagnée de ses compagnons. Les musulmans commencent à arriver en courant. Une foule. Une bousculade. Des cris. Des prières. Moi aussi j’ai crié. J’ai prié. Ce n’était pas moi, plutôt l’autre qui ressemble à moi. Dans la foule j’ai cherché ma mère, mon père, ma femme, mes enfants, mes frères, mes sœurs. Dans la foule je n’ai reconnu personne. Et personne ne m’a reconnu. Même moi je n’ai pas reconnu moi. Puis la boule de lumière leva sa voix, comme un tonnerre suivi d’un éclair : une grande porte faite de bois de chêne s’est ouverte ! C’est la porte du paradis, a crié la foule ! Les musulmans se précipitent pour y accéder. Les enfants foulés. Les femmes hurlent. Les vieux traînaillés. Tout le monde se bouscule, tout le monde veut passer avant tout le monde, comme dans une file d’attente devant la porte d’un Souk El Fellah (grande surface de l’époque socialiste). Chacun veut passer le premier, arriver le premier, prendre le premier, comme dans une course acharnée devant la porte d’un magasin à la première heure du premier jour des soldes ! Les premiers musulmans rentrent au paradis. Ahuris, ils s’échangent des regards. Le même regard ! Puis d’une seule voix, demandent aux anges qui gardent les lieux : où se trouve le coin des Houris ! Ils cavalent partout, ne cherchant que les femmes vierges. Pubères. Nubiles ! D’autres musulmans galopent vers les rivières des vins. D’autres cherches les fontaines du Whisky. La bière. La Cuvée du Président. D’autres demandent des millefeuilles ! viennoiseries ! D’autres de l’or. D’autres de l’euro ! D’autres les belles voitures allemandes ! Ils ont bu. Ils ont couché. Ils ont mangé à leur faim, à leur fin, de la viande de pigeon et des millefeuilles. La boule de lumière était contente de son peuple bien mérité ! Mais par un matin, une nouvelle a circulé dans le paradis. Les musulmans commencent à s’ennuyer de cette vie paradisiaque. Trop de silence. Trop d’ordre. Trop de propreté. Trop de respect. Trop de paix. Pas de famine. Pas de sang. Pas de sunnites. Pas de chiites. Trop de mixité. Trop de vin. Trop de whisky. Trop de fruits. Trop de bonheur. Il faut nettoyer le paradis. Il faut faire la guerre sainte. Le djihad contre les fornicateurs et les buveurs de vin et les mangeurs du Ramadhan. Un parti des frères musulmans est créé. Le drapeau de Daech  hissé sur un arbre paradisiaque. Le drapeau de Hizbollah arboré. Hamas. Ennoçra. Ettakfir wa el hijra, les sunnites. Les chiites… Ils ont appelé à sécher les rivières du vin.  L’interdiction de la mixité. Imposé le voile aux houris ! Appel au djihad contre les chrétiens et les juifs et les bouddhistes et les laïcs là où ils se trouvent, dans l’au-delà. Ils commencèrent à s’entretuer. Et la première goutte de sang paradisiaque est versée. Et le bon Dieu a demandé qu’on les chasse de son paradis. Ainsi les musulmans se sont vu envoyer vers l’enfer.
Je me suis réveillé. Et je vous raconte.
A. Z.
aminzaoui@yahoo.fr
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samedi 19 janvier 2019

Entre le 4ème mandat et le 5ème calife : quel est notre but à nous ?



Phrase extraite d’une conversation d’hier : «les islamistes attendent le paradis, le pouvoir attend le pouvoir encore, et nous ?». Car c’est vrai : qu’est-ce qu’on attend, nous qui n’avons pas pour but le régime, le califat, le djihad, la fatwa ou la bénédiction de Bouteflika et ses employeurs ? C’est quoi notre but dans la nation ? En gros, on est bien coincé entre Cheikh Chemssou, Echourouk, les bigots du siècle nouveau, le fatalisme de nos livres et de nos alphabets et le Pouvoir. On sait qu’octobre 88 a été un échec qui s’est retourné contre nous, que le «printemps arabe» a été volé et vendu puis détruit et récupéré ; on sait que prendre les armes tue le preneur d’armes, que partir c’est mourir et que rester c’est pourrir. D’aucuns disent qu’il faut se taire et vivre sa vie sans vouloir changer le monde. Cela est logique mais pas évident : la vie que l’on veut vivre se rétrécit, est rognée par la rouille, elle est encerclée et condamnée et criminalisée. On ne peut pas vivre sa vie sans la partager. Et en face de nous, il y a ceux qui veulent nous voler cette vie, nous l’ôter, nous culpabiliser et qui nous regardent avec haine, avec mépris ou qui commencent déjà à nous lapider et à nous jeter vers la mer ou la valise. On ne peut pas vivre sa vie si on la cache et si on est traqué et si on est réduit à un paria chez soi dans la terre des siens. D’autres disent qu’il vaut mieux partir avec idées et enfants. Cela se défend, mais cela tue la vie en soi. Qu’est-ce que réussir et rire pour moi si je le fais sur une ile déserte, une salle vide, là où les miens, mes ancêtres, mes descendances ne me regardent pas, ne partagent pas avec moi le pain ou le sein ? On ne recommence pas sa vie après une fuite, on continue seulement de fuir. Ceux qui sont partis sont souvent détruits ou torturés par l’impossibilité de revenir et l’impossibilité d’arriver ailleurs, définitivement, pleinement. Et puis cette terre est mienne, son ombre, ses arbres.
- D’autres disent qu’il faut s’enrichir. Acheter des murs hauts, un groupe électrogène, un fusil, un puits, une bâche d’eau, mettre ses enfants dans une école «privée» et s’autonomiser absolument. Une mentalité de survivant à la fin du monde sauf que c’est la fin de soi, pas du monde. Cela développe en soi la froideur, le mépris, la colère. On finit par ressembler au pouvoir que l’on déteste à cause du club de pins que l’on se construit inconsciemment. D’autres se lamentent et disent que rien ne sert à rien. C’est une conclusion juste. Mais c’est celle des morts. Elle ne me servira à rien sauf à me pendre pour conclure. Il y a aussi la solution de l’enrichissement : avec de l’argent on peut tenir le mauvais monde à distance et voyager et se laver les mains de tous. Cela est vrai mais un voyage coûte cher à l’aller et, pire encore, au retour. Car on revient toujours. Il y a enfin la solution du compromis : je ne peux pas changer le pays ou changer de pays, alors je m’applique, dans le sacerdoce discret de mon engagement, à corriger la souffrance que je rencontre et à aider l’homme que je croise. C’est honorable mais low cost.
- Alors la question reste posée sur nos têtes 88 comme un corbeau : quel est notre but à nous ici ? On est de moins en moins nombreux, on est épars, on n’a pas l’argent du Golfe, on n’a pas de religion qui tue et on est désespéré et on n’a qu’un seul bras et même pas une chaise roulante. Alors que faire ? Faire un choix de vie et l’assumer face aux autres. Le régime veut le régime et les islamistes veulent le califat. Les deux se battent pour des veaux d’or. Nous, on le fait pour nos enfants. Et pour que nos enfants aient un pays et pas seulement un souvenir de pays. Tous ceux qui ont essayé de coloniser ce pays et de traire la vache aux orphelins ont fini par partir et être vaincus. C’est la loi du pays. Ceux qui veulent le 4ème mandat et ceux qui veulent le 5ème calife ne mourront jamais à ma place. Ils ne vivront donc jamais à ma place, ici. Ils sont un produit dérivé du pétrole et moi je suis l’enfant de mes ancêtres. Selon le manuel de survie de l’Algérien face à l’Algérie, «résister n’est peut-être pas gagner la guerre, mais c’est toujours ne pas tout perdre». 
 
Kamel Daoud / 2013.

vendredi 18 janvier 2019

Houari Manar : ce mort qui a affranchi les vivants par Amin Zaoui





Il s’appelle Houari Manar. Bourré de vie, de musique, d’optimisme et de jeunesse, fut l’artiste. Il n’a légué à la cité, à ses fans que de l’amour et des chansons et le grand sourire.
Sa mort spectaculaire et précoce, sa fin triste et bouleversante a mis la société algérienne à nu ; une société marquée par la culture du racisme et de l’homophobie.
La mort du chanteur nous a fourni une image impitoyable, longtemps dissimulée, de notre soi-disant élite. Soi-disant intelligentsia !
Les débats publics sur les réseaux sociaux commentant la mort du chanteur Houari Manar dans une clique algéroise, est l’image de ce que l’école algérienne a produit de monstres, depuis l’indépendance.
La plupart des commentateurs de cette mort sont le fruit de cette école de l’obscurantisme et de l’enfermement. Une école qui depuis un demi-siècle n’a cessé d’enseigner aux enfants de l’Algérie indépendante la leçon de la haine conjuguée à celle de l’hypocrisie religieuse.
Ce débat est chargé de la haine, contre le chanteur, tout simplement parce que ce dernier n’a pas caché sa nature sexuelle. La société hypocrite n’a pas pu accepter cette liberté individuelle déclarée.
La mort de Houari Manar et les débats publics ségrégationnistes et haineux sans masque aucun qui l’ont suivie nous renvoient à une réalité amère d’une société se trouvant au fond du gouffre caractérisée par:
1- Le silence des intellectuels d’avant-garde face à cette culture raciste généralisée. Ni les universitaires dits intellectuels modernistes ou laïques, ni les artistes qui se voient dans le courant futuriste ou d’ouverture n’ont condamné fermement cet acte raciste répugnant. Si cela s’était produit dans un pays européen ou américain, beaucoup de personnes auraient été inculpées et ainsi jugées pour racisme et xénophobie.
2- Tout le débat haineux autour de la disparition tragique du jeune artiste Houari Manar est resté encellulé dans un seul espace qui est le discours “religieux” islamique. Les commentateurs homophobes se basaient sur un même référent commun qui n’est que la religion islamique. Tous ont justifié leur acte de refus, leur haine, leur racisme par le rappel aux hadiths et aux versets coraniques. Et même ceux qui ont pris le camp de Houari Manar, avec beaucoup de distance, eux aussi, traduisaient leur acte de sympathie, et en réponse aux autres, par d’autres hadiths et d’autres versets coraniques.
3- Tout le monde est dans le même carré religieux! Et cela signifie l’absence totale de la culture universelle, la culture des droits de l’homme, la culture du vivre-ensemble.
4- La perte tragique du chanteur Houari Manar est sans doute une occasion pour les élites sociologiques, psychologiques, pédagogiques et politiques, de penser et repenser la source de cette violence aveugle qui gangrène notre société ?
5- La mort de Houari Manar est aussi une occasion de mesurer le niveau de l’absence vertigineuse de la culture de la citoyenneté et le poids de la peur de toute liberté individuelle. L’hégémonie de la culture du troupeau dans notre société. La présence de la mentalité de la tribu est plus forte que celle de la cité, dans l’imaginaire sociétal algérien.
6- Certes, la mort de l’artiste Houari Manar, avec tout ce qu’il incarne de symbolique dans notre société, est aussi l’occasion de mesurer le niveau catastrophique atteint par la culture du racisme en Algérie et notamment chez les jeunes. Racisme justifié par le référent religieux à l’encontre des autres religions, à l’encontre des non-religieux, à l’encontre des laïcs, à l’encontre des communautés sexuelles, à l’encontre des noirs, à l’encontre de la femme.
7- Afin de faire face à cette situation pathologique marquée par la montée triomphale du racisme et de l’hémophobie dans notre société actuelle, il faut revivifier, et en urgence, trois facteurs :
A : Le rôle des institutions culturelles capables de diffuser les richesses universelles auprès de nos citoyens, en livre, en musique, en art plastique, en théâtre et en cinéma.
B : l’école doit rénover pas uniquement les contenus des programmes mais et surtout l’encadrement humain, dont la plupart est endoctrinée par la culture de la haine et de l’obscurantisme.
C- Faire barrage aux prêches et aux imams qui ne cessent d’insulter les autres religions et ainsi cultiver la haine et le racisme dans les milieux des fidèles.
C : dénoncer les discours des partis politiques islamistes et leur dérivée qui ne cessent de semer l’idéologie haineuse dans les milieux de la cité.
A. Z.
aminzaoui@yahoo.fr

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vendredi 11 janvier 2019

Cultiver le doute est moins fatigant que de cultiver les champs


Cultiver le doute est moins fatigant que de cultiver les champs 

Lu sur un journal néo-Fis, le commentaire d’un lecteur à propos des vœux de l’ambassadeur des Etats-Unis et de son épouse, pour Yennayer : « je les ai vus au stade du 05 juillet. Je me suis dit il y a quelque chose qui se prépare. Et effectivement, ils ont annoncé El Qods capitale de l’entité sioniste». Cela fait rire. Mais pas seulement. La séquence est le schéma exact de la pensée magique du monde dit «arabe», bien qu’il n’ait pas le monopole du soupçon radical.

La théorie du complot frappe, aujourd’hui, en effet, une partie du globe mais surtout les géographies de l’échec et de l’impuissance comme la nôtre. Cette pensée par la théorie du doute grimaçant fait des ravages chez nous, dans nos têtes, nos médias et chez nos élites. Ici, dans cet exemple, elle pousse au rire tant le raccourci est comique entre un ambassadeur qui présente ses vœux (les Anglo-saxons cultivent cette tradition en général) et la décision de Trump. Mais on y retrouve l’essentiel de cet esprit qui nous tue et tue la rationalité et le réel chez nous. Un : l’irrationalisme. Quel lien peut avoir un match de foot, un ambassadeur occidental et la décision de Trump ? Aucun, sauf dans l’esprit d’un halluciné. Et pourtant cette logique se retrouve presque partout, parfois défendue avec violences et agressions : de la certitude que la terre est plate (défendue dans une thèse universitaire à Tunis), à celle d’une brebis qui guérit du Cancer, à Relizane. Deux : se prendre pour le centre du monde. Il est signifié, ici, que Trump a mis au point une stratégie fabuleuse qui consiste à faire croire à son amitié, lors d’un match de foot, dans une ville banale comme Alger, pour prendre une décision explosive pendant qu’on regarde un pénalty. Il faut vraiment se prendre pour le nombril du monde pour le croire et pourtant des millions de chez nous le croient, croient qu’on en veut à leur religion, à leur bout de Sahara et à leurs chaussures qui n’ont jamais marché sur la Lune. Les musulmans sont, généralement, narcissiques et leurs radicaux se prennent pour le nombril du monde et les propriétaires de Dieu. Trois : la croyance que l’Occident est fourbe mais qu’il est le seul à l’être. C’est-à-dire que la main étrangère est juive, américaine, occidentale, mais jamais russe en Syrie, chinoise ou d’Arabie Saoudite. D’ailleurs si vous publiez un livre, en France, vous êtes Harki, mais quand des prêcheurs algériens sont formés, logés, habillés puis bénis, en Arabie Saoudite, puis envoyés en Algérie pour détruire l’âme de ce pays, ses calendriers et ses croyances, on appelle cela «prêcher», pas déstabiliser. Quatre : l’attentat aux distances : l’esprit du théoricien du complot à un problème avec les priorités. Il peut passer des années à s’expliquer la puissance de son adversaire et pas une seule seconde, il ne pensera à sa propre faiblesse évidente, sa colonisabilité, sa paresse. Quatre : la hiérarchie des urgences. Dans le cas du théoricien du complot, La Palestine, l’Affect, les croisades, l’Islam sont le centre du monde, tout le monde y pense sans cesse, complote contre, mais le théoricien de la grimace ne pensera jamais à améliorer son environnement, à des livres, à l’écologie, à balayer son palier d’immeuble ou à respecter le code de la route. Cinq l’Histoire. L’histoire du complotiste est pendue par les pieds. Inversée. Il croit que son sort est le crime d’un adversaire, pas sa responsabilité à lui. El Qods a été volé pendant un match, pas à cause d’une longue histoire d’halluciné, mais à cause d’une ruse de comploteurs. Le complotiste est généralement raciste, faible, assis, irrationnel, malade, incapable, comique au mieux et, au pire radical. Mais ces vices ils ne les voient jamais en lui.


Cet esprit frappe ici, dans cet exemple, un simple commentateur dans un journal islamiste, né du croisement de la génération Benbouzid et de la Réconciliation par le haut, mais il résume bien une époque. Il touche l’homme quotidien, les élites bien qu’elles s’en cachent par des fourberies, le rapport de ce monde dit «arabe» avec le reste du monde, la capacité d’analyser le réel et les causes de nos échecs et les conversations de tous les jours. C’est un cycle délirant fermé. Tout est de la faute des juifs, de la CIA, Mossad, Croisade, l’Occident et rien n’est de notre faute. Cela se décline sous la forme du victimaire au nom du colonial, du prêche antisémite religieux, la théorie des races et des cycles, le fatalisme. On cultive les doutes, pas les champs ou les récoltes, on soupçonne, on erre, on grimace et on geint. Et que se passe-t-il quand vous attirez l’attention d’un complotiste «arabe» sur sa misère immédiate ? Il cherchera en vous le harkis, le juif, l’espion, l’occidental. Jamais il ne cherchera, en lui-même, les raisons de ses échecs. Le Monde est jaloux de lui et de sa Vérité infantile. C’est sa croyance aux yeux plissées.
Jérémie est le second prophète de la religion des assis. L’imam caché de nos plaintes. .».  


Kamel Daoud

jeudi 10 janvier 2019

Le pacte Hitler-Staline | Film-documentaire | ARTE



Comment Hitler et Staline, autrefois ennemis jurés, ont-ils pu opérer, en août 1939, un rapprochement destructeur ? La chronique, captivante et détaillée, du fiasco diplomatique qui a conduit à la signature du pacte germano-soviétique, aux conséquences funestes.


lundi 7 janvier 2019

Terrorisme, raison d’État 2eme partie | ARTE


Le Seconde volet : Comment la décision américaine de s'affranchir de la convention de Genève a voué sa contre-offensive à l'échec avant même l'invasion de l'Irak, en alimentant les insurrections à venir et en contribuant à propager la violence. Hier par la légitimation de la torture, aujourd'hui avec les assassinats ciblés par drones et leurs dommages "collatéraux", cette guerre qui ne cesse de s'étendre déstabilise en profondeur l’ordre politique mondial et remet en question les valeurs sur lesquelles se sont construites nos démocraties... Comment la "guerre contre la terreur" lancée par l'administration Bush après le 11-Septembre a amplifié la menace djihadiste pour se muer en un conflit mondial qui menace le coeur même de la démocratie. Avant le 11-Septembre, quelque quatre cents personnes avaient prêté allégeance à Al-Qaïda. Seize ans plus tard, on compte des dizaines de milliers de militants djihadistes répartis sur plusieurs continents. Les attaques terroristes se sont multipliées à travers le monde, entraînant en Occident une tension des relations avec les minorités et les pays musulmans... Du mensonge délibéré qui a déclenché l'invasion de l'Irak aux "sites noirs" où les États-Unis ont pratiqué la torture, ce film documentaire décrypte les faits à l'aune du présent, pour montrer combien les concepts forgés par une administration pourtant discréditée restent plus que jamais agissants...


Terrorisme, raison d’État 1ere partie | ARTE



Ce premier volet retrace la genèse d'une "guerre" dont l'ennemi n'a jamais été défini, une zone aveugle qui a peut-être conduit les États-Unis et leurs alliés sur une voie sans retour, en les poussant à s'attaquer non seulement à Al-Qaïda, mais aussi aux États accusés de soutenir l'organisation, et en premier lieu l'Afghanistan des taliban. Dans sa méconnaissance totale du Moyen-Orient, l'administration Bush a cru pouvoir reproduire les expériences menées avec succès en Allemagne et au Japon après la Seconde Guerre mondiale en 1945... Comment la "guerre contre la terreur" lancée par l'administration Bush après le 11-Septembre a amplifié la menace djihadiste pour se muer en un conflit mondial qui menace le coeur même de la démocratie. Avant le 11-Septembre, quelque quatre cents personnes avaient prêté allégeance à Al-Qaïda. Seize ans plus tard, on compte des dizaines de milliers de militants djihadistes répartis sur plusieurs continents. Les attaques terroristes se sont multipliées à travers le monde, entraînant en Occident une tension des relations avec les minorités et les pays musulmans... Du mensonge délibéré qui a déclenché l'invasion de l'Irak aux "sites noirs" où les États-Unis ont pratiqué la torture, ce film documentaire décrypte les faits à l'aune du présent, pour montrer combien les concepts forgés par une administration pourtant discréditée restent plus que jamais agissants...